lundi 6 septembre 2010

La chambre des tortures

Il ne pouvait pas y avoir de blog correct sans article sur le musée le plus impressionnant que nous ayons visité durant notre séjour.

Celui-ci se trouve à Sigisoara (bonne chance pour le prononcer à la Roumaine) et s’appelle « camera de tortura » dans la langue de Dracula. Les linguistes les plus expérimentés traduiront tout ça en Français par « La chambre des tortures ! hahaha !!! » (le rire diabolique n’est pas obligatoire mais tout de même fortement conseillé pour être pris au sérieux).

Nous entrons donc dans ce musée, excités à l’idée de voir l’étendue du talent des ingénieurs transylvaniens dans la conception d’appareils de tortures (un savoir qu’ils perpétuent de père en fils depuis le début du moyen âge).

Nous payons donc notre entrée « studentii » à 1 leu (première bonne surprise, d’habitude les musés, c’est plein tarif). Puis on nous invite à allumer la lumière du musée nous même. Je trouve ça étrange mais à ce moment, j’ai deux hypothèses :

1) Quand il n’y a personne, ils n’hésitent pas à faire des économies d’énergie.
2) Ils ne veulent pas faire peur aux enfants qui se seraient aventurés jusqu’ici par erreur.
Dans un cas comme dans l’autre, je trouve l’initiative responsable et admirable. J’allume donc et nous rentrons dans le musée proprement dit. Suivez le guide.


Sabrina, les photos sont interdites… ! En plus, c’est pas franchement le lieu pour défier l’autorité…

Simon, concentré par un document quelconque, ne voit pas la corde de Damoclès au dessus de sa tête. Hahaha !!! (oui, il ne faut pas hésiter a user de son rire diabolique dans ce genre de situation, c’est tellement rare). Par contre, même si elle tombe, j’ai peur qu’elle ne fasse que des dégâts très limités dommage…


Voilà une vue d’ensemble du musée.

Non vous ne rêvez pas, il n’y a bien qu’une seule et unique pièce salle et mal éclairée (ça nous fait des souvenirs de la cité étudiante) en guise de musée. La porte derrière moi est bien celle d’où l’on vient. Et bien sûr l’échelle ne mène nulle part. D’ailleurs c’est même pas une échelle mais bien un appareil de torture des plus sadiques et des plus sophistiqués (là aussi, j’aurais eu besoin qu’on m’éclaire).

Nous ressortons donc tout penauds sans oser réclamer quoique ce soit et ce pour plusieurs raisons :
1) Personne n’est vraiment chaud pour se lancer dans un débat en Roumain,

2) La dame à l’entrée a les mensurations d’un ours (d’où les légendes comme quoi y’en aurait partout en Roumanie ?!),

3) On a pris des photos sans payer et c’est vraiment pas bien. Et c’est pas la première fois. (Vous vous en doutez, vous me connaissez).

4) On ne tient pas à avoir une petite démo sur nos corps fragiles en guise de consolation.

Nous repartons donc et la dame-ours nous dit « la rivedere ». Ici, contrairement à ce que diront les linguistes il ne fallait pas comprendre « au revoir » ; mais bien « Hahaha !!! » (et elle peut se le permettre, elle est vraiment diabolique).

Pourtant, les têtes des gens à la sortie laissaient à penser que ça valait le coup. C’est vraiment pas facile la reconnaissance des émotions (pas vrais, Sabrina & Simon ?).

Bilan de la sortie sur le coup : « Putain, quelle arnaque, ça me fout la gerbe tout ça… Il me faut de l’alcool pour passer le gout de cette merde… » (Merci Sabrina pour ces propos modérés. On dirait du Rimbaud).

Bilan de la sortie un mois après :
- C’est bien le musée le plus surprenant que j’ai jamais vu (et on a vu celui des beaux arts à Cluj).
- On y a appris ce que c’était que la torture bien plus qu’on ne l’imaginait (et pourtant j’ai vu le film « Le Secret de la Planète des Singes » ainsi que le musée des beaux arts à Cluj).
- On n’ a payé que 0,25 €.

Enfin, si jamais, j’ai pas mon diplôme, je sais que je peux ouvrir un musé sans avoir à l’entretenir.

Il me faut juste :
- Un rouet géant
- Une échelle en bois (ça fait plus authentique que l’acier)
- Une bonne corde façon pendaison (au pire, je pense qu’une ficelle à rôtis solide peut faire l’affaire)
- Une collection de pinces à linge (toujours en bois)
- Une vielle moissonneuse-batteuse (pour définitivement être meilleur que celui là)
- Travailler mon rire sadiquo-diabolique

HAHAHA !!!

Article signé Rémi

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